COEUR & ARTÈRES - Décembre 2014 - N°4 - page 4

Dr Jean-Claude Lemaire
Cardionews
Un bienfait n'est jamais perdu
Les bénéfices d'une alimentation de type
méditerranéen combinée à une augmentation du
temps consacré aux activités physiques pendant une
durée de 8 semaines sont encore perceptibles une
année plus tard.
Une étude anglaise ayant comparé augmentation
de l'exercice physique seule ou combinée à une
modification de l'alimentation montre en effet chez
les sujets du deuxième groupe, une amélioration
plus nette et surtout plus durable de la circulation
sanguine au niveau des cellules qui recouvrent
l'intérieur de nos vaisseaux, c'est-à dire à l'endroit
même où se forment les caillots responsables des
infarctus et des attaques cérébrales.
M Klonizakis et al. Microvasc Res. 2014; 95: 103-7.
Boire un PETIT coup
C'est bien connu, l'alcool est à consommer avec
modération. Certes il est supposé améliorer la
souplesse et la santé de nos vaisseaux, mais ce
bénéfice éventuel est à mettre en balance avec un
risque accru d'apparition d'arythmie.
Une étude suédoise qui a analysé les données de
79.000 hommes et femmes montre en effet que plus
la consommation d'alcool est élevée, plus le risque
augmente. L'augmentation est en moyenne de 14%
pour une consommation hebdomadaire de 15 à 21
verres contenant 12 g d'alcool pur (environ 12cl de
vin à 13° ou 4 cl d'un alcool à 40°) et atteint 39% pour
plus de 21 verres par semaines. Moralité, 1 verre ça
va, au-delà bonjour les dégâts.
SC Larsson et al. J Am Coll Cardiol 2014; 64: 281-9.
Le poisson, un délicieux moyen de prévention
cardiovascuaire
Une consommation élevée de poisson s'assortit
de bienfaits cardiovasculaires, mais, comme très
souvent le choix se fait entre viande et poisson, la
contribution précise des bienfaits de la diminution
de la viande et de l'augmentation du poisson est
difficile à cerner. L'analyse groupée des données
disponibles (une méta-analyse) effectuée par une
équipe canadienne n'apporte pas de réponse à cette
question, mais a le mérite de quantifier le problème.
Leur évaluation permet en effet de dire que chez
les individus de la population générale sans atteinte
cardiovasculaire connue, le fait de manger du
poisson 4 fois par semaine ou plus, diminue de 20%
la probabilité de faire un infarctus ou un syndrome
de menace par rapport aux individus qui ne mangent
pas de poisson. Exprimé autrement cela veut dire
que chaque part supplémentaire de 100g de poisson/
semaine dans l'alimentation contribue à diminuer le
risque de 5% en plus. Cela vaut aussi bien pour les
femmes que pour les hommes et est indépendant de
l'âge des sujets.
SSL Leung Yinko et al. Am J Med. 2014; 127: 848-57.
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journal de la
ligue cardiologique belge
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